Information sur l’objet
Titre de l’œuvre :
Art religieux : Croix pectorale (reliquaire)

Date :
Vers 1658

Détenteur :
Archidiocèse de Québec

Artiste :
Inconnu

  FICHE DESCRIPTIVE
Croix pectorale (reliquaire)
Vers 1658
Or
France
9,6 x 6,3 cm
Collection : Archidiocèse de Québec

Cette croix pectorale, reliquaire, est gravée, à la croisée des deux branches, d’une couronne entourant l’inscription JHS (Jesus Hominum Salvator) surmontée d’une petite croix, qui signifie : Jésus Sauveur des Hommes. La croix pectorale est un insigne de dignité, réservé depuis la Contre-Réforme aux seuls papes, cardinaux, archevêques, évêques et hauts dignitaires ecclésiastiques. Généralement en métal précieux, elle peut être ornée de pierres de même nature et couleur que celles des anneaux pastoraux, mais ce n’est pas le cas de celle-ci. Normalement, elle est suspendue au cou par une chaîne. Le portrait de Mgr de Laval, attribué à Jacques Leblond de Latour, laisse voir une croix pectorale suspendue par un cordon.

Cette croix pectorale appartient à Mgr François de Laval (1623, Montigny-sur-Avre, en France – Québec 1708). Il est ordonné prêtre en 1647. En décembre 1658, il est nommé vicaire apostolique de la Nouvelle-France et sacré évêque de Pétrée en l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés à Paris. Il arrive à Québec le 16 juin 1659. Son épiscopat est marqué par des fondations importantes tels le Séminaire de Québec, le petit Séminaire, la Confrérie de la Sainte Famille. En 1688, il démissionne de son poste d’évêque. Il meurt à Québec le 6 mai 1708. Le pape Jean-Paul II le béatifie en 1980.

Provenance de la matière première : l’argent

La provenance de la matière première, l’argent, qui servait à la fabrication des pièces d’orfèvrerie est complexe. Il n’existait pas de mine d’argent à cette époque en Nouvelle-France. Les premières datent des années 1860 ou plus précisément de 1861, 1865, 1866 et 1870. Les orfèvres de la Nouvelle-France s’approvisionnaient à même les pièces d’argent déjà en usage, soit ils faisaient fondre les pièces de monnaies et ce, malgré l’interdiction de la loi, soit ils faisaient fondre les pièces d’orfèvrerie anciennes pour en créer de nouvelles. Il n’a pas été possible de prouver que d’autres sources d’approvisionnement existaient à cette époque. Aucun document ne fait mention de l’entrée au pays de lingot d’argent provenant de France ou d’ailleurs en Amérique.
Plus particulièrement, l’orfèvre François Ranvoyzé, contemporain de Laurent Amiot, réparait des objets anciens qu’il modifiait considérablement sans toutefois les faire fondre et il y ajoutait son poinçon. Par contre, Laurent Amiot faisait fondre les orfèvreries anciennes en mauvais état pour créer de nouvelles œuvres et ainsi procurer aux fabriques des ensembles homogènes.



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