Information sur l’objet
Titre de l’œuvre :
Art religieux : Ciboire
Date :
1688-1689 et et 1729-1749 pour la fausse coupe
Détenteur :
Archidiocèse de Québec
Artiste :
Toussaint Testard (Maître en 1682, Paris, France), Paul Lambert dit Saint-Paul (1691, ou 1703, Arras, France – 1749, Québec, actif de 1729-1749)

FICHE DESCRIPTIVE
Ciboire
1688-1689
1729-1749 pour la fausse coupe
Argent
21 (avec couvercle) x 10,9 cm (à la base)
Poinçon : poinçonné 1 fois sur le pied, 1 fois sur le rebord de la coupe, 1 fois à l’intérieur du couvercle : une fleur de lys couronnée et cantonnée de deux grains, TT, une tête
Collection : Archidiocèse de Québec
Le ciboire est un vase sacré utilisé pour la conservation des hosties consacrées et leur distribution, lors de la communion. Il est composé d’une coupe, d’une fausse coupe, d’un couvercle surmonté d’une croix, d’un pied et d’une tige. Il est habituellement en métal précieux, ici en argent, et sa coupe est dorée à l’intérieur. Le ciboire forme généralement un ensemble avec le calice et la patène.
Toussaint Testard est maître d’orfèvrerie en France à partir de 1682. Il vit dans l’Île de la Cité. Il réalise des objets d’orfèvrerie religieuse, mais aussi de la vaisselle d’argent.
Paul Lambert dit Saint-Paul arrive en Nouvelle-France vers 1728, en compagnie d’artisans recrutés pour la colonie (les opinions divergent sur ce sujet). Il est l’orfèvre le plus important et le plus prolifique en Nouvelle-France dans la première moitié du XVIIIe siècle. Il est aussi le premier à pouvoir vivre de son métier. On retrouve ses œuvres dans plusieurs musées et institutions religieuses au Québec et en Ontario, de même qu’au Detroit Institute of Arts, au Michigan.
Provenance de la matière première : l’argent
La provenance de la matière première, l’argent, qui servait à la fabrication des pièces d’orfèvrerie est complexe. Il n’existait pas de mine d’argent à cette époque en Nouvelle-France. Les premières datent des années 1860 ou plus précisément de 1861, 1865, 1866 et 1870. Les orfèvres de la Nouvelle-France s’approvisionnaient à même les pièces d’argent déjà en usage, soit ils faisaient fondre les pièces de monnaies et ce, malgré l’interdiction de la loi, soit ils faisaient fondre les pièces d’orfèvrerie anciennes pour en créer de nouvelles. Il n’a pas été possible de prouver que d’autres sources d’approvisionnement existaient à cette époque. Aucun document ne fait mention de l’entrée au pays de lingot d’argent provenant de France ou d’ailleurs en Amérique.
Plus particulièrement, l’orfèvre François Ranvoyzé, contemporain de Laurent Amiot, réparait des objets anciens qu’il modifiait considérablement sans toutefois les faire fondre et il y ajoutait son poinçon. Par contre, Laurent Amiot faisait fondre les orfèvreries anciennes en mauvais état pour créer de nouvelles œuvres et ainsi procurer aux fabriques des ensembles homogènes.