Information sur l’objet
Titre de l’œuvre :
Art religieux : Instrument de paix

Date :
Postérieur à 1759

Détenteur :
Archidiocèse de Québec

Artiste :
Ignace-François Delezenne (1718, Lille, France – 1790 ou 1798, Baie-du-Fèvre, Québec)

  FICHE DESCRIPTIVE
Instrument de paix
Argent
Postérieur à 1759
Poinçon situé au verso : DZ, 1 couronne
14 x 18,5 cm
Collection : Archidiocèse de Québec

L’instrument de paix, qui est aussi nommé baiser de paix ou osculatoire, est une plaque d’argent de petites dimensions représentant une Crucifixion, une Nativité, la Saint-Famille ou, comme c’est le cas ici, la Vierge à l’Enfant. Au dos, il est muni d’une poignée verticale, en métal, pour permettre à l’officiant de le présenter aux fidèles, en signe de vénération, lors de la célébration eucharistique avant la communion et en disant : « Pax tecum », la paix soit avec vous.

Ignace-François Delezenne apprend son métier d’orfèvre dans sa ville natale, Lille. Il arrive en Nouvelle-France vers 1740. Il est à la fois orfèvre, marchand et seigneur. De 1756 à 1759, il gère une véritable petite industrie de fabrication d’orfèvrerie de traite qui lui fait négliger sa production d’orfèvrerie religieuse et domestique. Delezenne, au même titre qu’Amiot et Ranvoyzé, compte parmi les plus grands orfèvres québécois.

Provenance de la matière première : l’argent

La provenance de la matière première, l’argent, qui servait à la fabrication des pièces d’orfèvrerie est complexe. Il n’existait pas de mine d’argent à cette époque en Nouvelle-France. Les premières datent des années 1860 ou plus précisément de 1861, 1865, 1866 et 1870. Les orfèvres de la Nouvelle-France s’approvisionnaient à même les pièces d’argent déjà en usage, soit ils faisaient fondre les pièces de monnaies et ce, malgré l’interdiction de la loi, soit ils faisaient fondre les pièces d’orfèvrerie anciennes pour en créer de nouvelles. Il n’a pas été possible de prouver que d’autres sources d’approvisionnement existaient à cette époque. Aucun document ne fait mention de l’entrée au pays de lingot d’argent provenant de France ou d’ailleurs en Amérique.
Plus particulièrement, l’orfèvre François Ranvoyzé, contemporain de Laurent Amiot, réparait des objets anciens qu’il modifiait considérablement sans toutefois les faire fondre et il y ajoutait son poinçon. Par contre, Laurent Amiot faisait fondre les orfèvreries anciennes en mauvais état pour créer de nouvelles œuvres et ainsi procurer aux fabriques des ensembles homogènes.





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